Mes félicitations chères Barundikazi !!!

Fille Burundaise

C’est avec une grande joie que je vous donne mes chaleureuses félicitations, chères Barundikazi. Après mon séjour avec un étranger à Bujumbura, je me rends compte que les jeunes filles et femmes Burundaises sont appréciées. Il m’a fallu ces loupes d’un autre homme, un homme qui vient d’ailleurs pour comprendre ce que vous êtes, vos valeurs et le résultat de notre culture.

Il y a quelques mois, j’étais avec un étranger. Un homme d’une trentaine d’années en provenance de l’Afrique occidentale. Il était venu animer un atelier à Bujumbura, un atelier auquel je participais. Il fut bien accueilli chez nous. Le premier jour, il affirmait que l’hospitalité légendaire dont il avait entendue parler à propos du Burundi se sentait déjà. Chaque minute, il interrompait l’atelier pour nous parler de ce qu’il avait aimé chez nous. C’était agréable. Tout ce qu’on prenait à la légère lui était étrange ! Du jamais vu.

Un matin, on s’apprêtait à commencer l’atelier. Certains stagiaires étaient en retard. Pour les attendre, notre formateur en profita pour visiter la salle d’exposition de l’Institut Français de Bujumbura, salle qui se trouve près de la salle qui nous hébergeait. Je l’ai suivi. Il y avait une exposition très intéressante à propos du dessin en liberté, un rassemblement des œuvres des artistes du monde sur le thème de la liberté d’expression.  Dans la salle, je ne faisais rien d’autre que de contempler cette longue liste de dessins. Certains me paraissaient familiers, d’autres moins intéressants et d’autres encore, très inspirants. En plus de moi et du formateur, la salle était remplie d’à peu près une dizaine d’autres personnes qui étaient aussi concentrées que nous.

Après quelques minutes, les stagiaires étaient là. On est sorti pour démarrer l’atelier. Arrivé dans la salle, le formateur s’est perdu dans ses pensées. Une, deux, trois minutes sont passées, et le formateur ne s’était toujours pas retrouvé. On attend. Mais l’attente fut longue d’une dizaine de minutes. Qu’est-ce qui lui arrive ? Un ami qui était près de lui le réveille avec une question de moindre importance. Juste pour le réveiller. Après une tentative de réponse, le formateur nous dévoile ce qui lui avait volé la conscience pendant dix minutes.

« Vous savez ? », dit-il. « Je ne peux pas comprendre comment dans un groupe de dix femmes, huit peuvent avoir des cheveux totalement naturels. C’est quelque chose d’inexistant chez nous ». Tous ceux qui se trouvaient dans la salle furent étonnés. Mois je n’avais pas constaté cela. On était ensemble, mais comme il m’est familier de vous voir, chères Barundikazi, cela ne pouvait pas attirer mon attention. Je m’excuse, ça arrive. Et ça m’arrive souvent. Je n’avais pas constaté que deux femmes seulement avaient des cheveux artificiels.

Le formateur ne pouvait pas comprendre comment une dame africaine peut se sentir à l’aise avec sa beauté naturelle. Il profita de l’occasion pour faire une éloge de la femme burundaise et nous dire à quel point les femmes de sa région gaspillent leur argent pour acheter des plantes artificielles. Pour nous montrer combien il était ému, il a ouvert son agenda et écrit une note pour ne pas oublier cette aventure.

Chères sœurs, chères mères, chères burundaises, vous êtes vraiment magnifiques. Sous les yeux des Barundi, vous êtes des Barundikazi. Souvent, on s’arrête là. Mais en réalité, vous êtes extraordinaires. Le témoignage de ce formateur m’a ouvert les yeux.

Vous, femmes burundaises, vous êtes accueillantes. Vous êtes humbles partout et surtout le respect qui vous caractérise n’a pas d’égal. Le formateur qui nous a prêté les yeux pour voir toutes vos qualités a aussi apprécié la culture dont vous êtes les belles fleurs. Chez vous, pas d’orgueil, pas d’insolence ; vous êtes toujours souriantes.

Chers Barundikazi, recevez les vives félicitations qui viennent du fond de mon cœur. Gardez ces valeurs qui nous honorent, nous, vos frères, vos fils, vos papas. Vous êtes des piliers des foyers. Aidez-nous à propager cette éducation et cette culture à nos enfants, à vos enfants. Si vous saviez votre place dans les yeux des étrangers… Je suis ravi de ne pas entendre de la bouche de notre formateur que vous êtes des femmes faciles, pour ne pas dire prostituées. A voir comment il vous respectait dans ses propos, chaque tentative de relation aurait été une relation d’honneur.

Je me souviens comment la culture Burundaise vous conseille : « Soyez des bapfasoni ! », « préparez-vous à être des futures mères », etc. Vous êtes des piliers de la vie dans les familles, sur les collines, bref, dans la société burundaise. Moi qui sais que votre beauté va jusqu’au plus profond ; que votre beauté extérieure vient de la beauté du cœur. Moi qui comprends pourquoi vous restez souriantes malgré les défis de la vie qui nous trouble… je suis fière de vous.

Toutes mes félicitations !

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